Le département Podologie à l’Oxfam Trailwalker : une expérience solidaire et unique
Les 15 et 16 mai 2026, le département Podologie sera présent à l’Oxfam Trailwalker. Une manière pour les étudiant·es et enseignant·es de pratiquer autrement leur (futur) métier de podologue tout en contribuant à un défi solidaire et caritatif.
Boucler une randonnée de 100km dans les Ardennes belges, en équipe, en maximum 30 heures : le défi est de taille pour les participant·es à l’Oxfam Trailwalker. Depuis 3 ans, des enseignant·es et étudiant·es du département Podologie aident ces équipes à atteindre la ligne d’arrivée en mettant à contribution leurs compétences.
« Cette année, 8 enseignant·es et 14 étudiant·es de Bloc 3 se mobiliseront pour cet évènement », compte Mathilde Van Den Berg, enseignante dans le département Podologie. D’ancien·nes étudiant·es viendront également apporter leur soutien, comme Louis Tavard, qui exerce aujourd’hui comme podologue en cabinet : « La première fois que j’y ai participé, c’était il y a 2 ans, juste avant d’être diplômé. Depuis, j’y ai également participé l’année passée en tant qu’alumni et j’y retourne encore cette année ».
Chaque année, un travail de 30 heures d’affilée permet aux randonneurs et randonneuses de boucler leur défi dans les meilleures conditions possible. Les étudiantes et étudiants sont divisé·es en plusieurs équipes, souvent sous la supervision d’un professeur. Chaque équipe se déplace de checkpoint en checkpoint au fur et à mesure que la course avance, pour prendre en charge les plaies des participant·es. À la fin du parcours, tout le monde se retrouve ensemble pour soigner les dernières blessures. Louis Tavard raconte : « les marcheurs et coureurs viennent nous voir majoritairement pour des phlyctènes, plus communément appelées des cloches ou des ampoules, et plus rarement pour des problèmes au niveau du mollet ou de la cheville ». Mathilde Van Den Berg ajoute que « souvent, notre objectif est de pouvoir intervenir sur la cloche, faire en sorte d'éviter l'infection et surtout que le marcheur puisse continuer l'épreuve jusqu’au bout ».
Une expérience inédite pour les podologues
Habituellement, le métier de podologue s’exerce surtout de jour, en cabinet, centre médical, centre de soins ou hôpital. « Souvent, les personnes viennent nous voir pour des pathologies plutôt aiguës ou chroniques. On est beaucoup moins dans l'intervention d'urgence, comme c'est le cas lors de l'Oxfam Trailwalker », explique Mathilde Van Den Berg.
C’est une expérience assez unique, assez éprouvante aussi, parce qu’en tant que podologue, nous ne sommes pas habitué·es à faire des gardes de nuit ou des horaires spéciaux.
Pour Louis, cette expérience, bien qu’épuisante, est aussi très enrichissante. « Cela fait bientôt deux ans que j'exerce en tant que podologue en cabinet et l'Oxfam Trailwalker, c'est totalement différent de ce que je fais au quotidien. Il y a un côté « urgence » avec des plaies à soigner, il y a des moments de rushs et le travail sur la longue durée qui n'est pas facile. Mais à la fin, on est vraiment content d'avoir pu aider les marcheurs et on apprend des petites astuces qui nous permettent d’être plus débrouillard, notamment en observant les professeurs ».
Les podologues sont aussi amené·es à travailler avec d’autres professions issues du domaine paramédical : médecins, infirmier·ères et secouristes. « C'est un travail d'équipe, et nos étudiant·es sont plongé·es dans une situation d’interdisciplinarité, aux côtés de professionnel·les avec lesquel·les ils et elles n’ont pas forcément l'habitude de travailler. », explique Mathilde.
Une participation porteuse de sens
Participer à l’Oxfam Trailwalker en tant que podologue, c’est aussi apporter sa pierre à l’édifice. Pour Mathilde Van Den Berg, c’est une fierté de pouvoir aider les marcheurs et marcheuses à remporter leur défi. « Même si on ne marche pas, on a quand même 30h de boulot, et c’est incroyable de comprendre ce à quoi on a contribué. C’est une expérience humaine indescriptible ».
C'est vraiment une course solidaire, dans le sens où tout le monde se sent porté par tous les autres et c'est vraiment ça qui est très beau.
« Lors de ce genre d’évènement, on se sent vraiment utile. Je trouve ça cool de pouvoir faire du caritatif en aidant avec nos compétences », avoue Louis Tavard. « C’est une expérience qui nous fait bosser toute la nuit. C’est compliqué à certains moments, c’est fun à d’autres. On apprend à mieux connaître les professeurs, mais aussi à mieux se connaître soi-même parce que travailler de la sorte, c'est un dépassement de soi. Et ça fait ressortir des choses qui sont sympa en nous. C’est une expérience qui forge. »