Clara Coussement

Métier(s)
Diplômée en chimie
Actuellement
Passerelle vers le master en bio-ingénieur
Portrait
HEVINCI V Mag portrait Clara Coussement allumni

Publié le par Caroline Pauwels

#chimie #sciences et techniques #alumni

Ancienne étudiante Vinci, fraichement diplômée en Chimie, Clara est une jeune femme de 25 ans qui s'est engagée dans une passerelle universitaire pour rejoindre le master en bio-ingénieur de l'UCLouvain. Derrière une modestie touchante, Clara fait preuve de persévérance et ambitionne d'évoluer dans une chimie qui vient en aide à la Nature au lieu de la détruire. Portrait d'un parcours hors des sentiers battus, dont les épreuves et imprévus ont permis à cette jeune scientifique d'apprendre à mieux se connaitre et donc à mieux savoir où aller et comment.

CARTE D'IDENTITE :

  • Rôle à la HE Vinci
    Diplômée Chimie – ex étudiante ambassadrice Vinci
  • Signe distinctif : Une forte volonté, cachée derrière une douce discrétion
  • Coup de cœur du moment : Je lis beaucoup, de romans de la période de la Régence, des bouquins historiques. Ce qui me plait c'est le fait d'être transportée dans une autre époque, loin de tous les problèmes qu'on a aujourd'hui (rires).
  • Rêve d'enfant : Devenir vétérinaire

VMAG / Bonjour Clara. Peux-tu nous parler de ton parcours et de ton arrivée à la Haute Ecole Léonard de Vinci ?

Quand je suis sortie des secondaires, je me suis directement inscrite en fac de médecine vétérinaire. C'était un rêve d'enfance et j'y ai été sans trop réfléchir. La première année n'a pas été évidente pour moi, je l'ai d'ailleurs recommencée. Arrivée en seconde, j'ai traversé une période vraiment difficile, pour diverses raisons, et ai dû arrêter pour prendre de la hauteur ... et des forces. J'ai alors pris une année sabbatique durant laquelle j'ai travaillé, et réfléchi à la formation et au métier qui me conviendraient le mieux.
Et c'est la chimie qui est ressortie. Du coup, j'ai cherché les hautes écoles qui proposaient la chimie, en particulier la chimie de l'environnement car c'est cela qui m'intéressait le plus, et je suis tombée sur la Haute Ecole Léonard de Vinci. Je me suis inscrite et ça a été le début d'une belle aventure.

VMAG : Chimie et environnement... peux-tu nous en dire plus ?

Oui, bien sûr. C'est un secteur de la chimie qui a de l'avenir et qui fait sens à mes yeux. Notamment dans le secteur du plastique. En fait, c'est lors de mon année "off" que j'ai eu le déclic. Je travaillais alors dans une grande surface et j'ai été vraiment choquée par la quantité de plastique utilisée et jetée chaque jour ... Je suis sensible à la préservation de la nature, et à la vie animale en particulier. Quand je vois tous ces animaux marins intoxiqués par les plastiques qui polluent les océans, ça me touche profondément. Alors je me suis dit : ça c'est une bataille qui m'intéresse et dans laquelle je veux me lancer.

En fait, c'est lors de mon année "off" que j'ai eu le déclic. Je travaillais alors dans une grande surface et j'ai été vraiment choquée par la quantité de plastique qui est utilisée et jetée chaque jour ...
.

Finalement, avec la Chimie, j'ai trouvé un autre moyen de travailler, d'agir pour la préservation de la nature et du monde animal, en cherchant des solutions nouvelles (comme les bio-plastiques par exemple). C'est en quelque sort prendre le problème plus haut, à la base.

VMAG / Pas de regrets par rapport à ton changement d'orientation ?

Plus maintenant. J'ai vraiment trouvé ma voie, ma raison d'être. Mes années à Vinci ont été décisives. J'ai rencontré des gens, des enseignants et aussi des amis étudiants qui ont fait toute la différence, et qui m'ont permis de me libérer, de retrouver confiance en moi. C'est pour cette raison que j'ai plaisir à rester en lien avec la Haute école encore aujourd'hui. J'ai adoré y être, et j'ai aussi adoré être étudiante ambassadrice pour aiguiller les futurs étudiants. C'est vraiment l'école de mon cœur (rires).

VMAG : Qu'est-ce qui t'a plu en particulier dans la formation en chimie ?

J'adore le côté très pratique de la chimie : être en labo, manipuler … être dans le "faire". Que ce soit de l'analyse ou de la synthèse (chimie organique, càd créer des molécules à partir d'autres molécules). En labo, on crée des molécules connues, avec des modes opératoires bien précis dans des conditions fixées, mais par la suite, dans le futur, j'espère travailler dans la recherche, et donc être dans l' essais-erreur et le questionnement perpétuel.

VMAG : Finir ses études en plein contexte covid et confinement ... comment l'as-tu vécu ?

En effet, j'ai quand même fait une grosse partie de mes études à Vinci en période Covid … Au tout début, en mars 2020, beaucoup de labos ont été annulés : environs 12h par semaine qui d'un coup ont été libérées pour l'étude ou pour des séances d'exercices. Et en fait, ça m'a plu : j'ai appris à consacrer du temps à l'étude, et surtout à aimer y consacrer du temps. En cela, le confinement a été très positif pour moi, réellement. Il m'a permis d'entrer en profondeur dans les cours et dans l'étude ! Ça peut paraitre étonnant, mais cela m'a aidé à terminer ma formation avec brio et à avoir suffisamment confiance en moi pour entamer cette passerelle vers un master universitaire.

VMAG : Aujourd'hui, comment te sens-tu dans cette passerelle ? Que t'as apporté ta formation à Vinci ?

Je me sens maintenant bien plus confiante, plus mature dans la manière d'aborder mes études. J'ai acquis une discipline de travail quand j'étais à la haute école, que je n'avais pas du tout en sortant du secondaire. A vrai dire, je n'avais jamais travaillé beaucoup quand j'étais en secondaire … et donc quand je suis arrivée à l'unif à 18 ans, je ne savais pas comment travailler, comment préparer mes cours, ni comment étudier durant les blocus ... c'est la haute école qui m'a formée à tout cela.

VMAG : Que projettes-tu pour le futur ? Vers quel métier souhaites-tu t'orienter ?

Je penses notamment au doctorat … je me dis que ça pourrait être la prochaine étape intéressante. Mais cela dépend des projets possibles et évidemment de mes résultats. Je ne sais pas encore très bien ou j'irai ... c'est dans trois ans, j'ai encore le temps de voir (rires).

VMAG : On ne doute pas que tu y arriveras, Clara... par un chemin ou un autre. Bonne continuation à toi.