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Historique

vinci2010jd-87.jpgPour Mme Marie Haps (1879-1939), la femme a pour vocation d’être épouse et mère. Pour mieux tenir son rôle, elle doit avoir accès à la culture, ce qui, manifestement, n’est pas souvent le cas, même dans les milieux privilégiés.

Issue d’une famille grand-ducale, riche et cultivée, Marie Frauenberg est née à Diekirch en 1879. Elle épouse Joseph Haps, financier belge. A Bruxelles, elle mène la vie d’une bourgeoise de son temps, partagée entre les obligations sociales d’une épouse de notable et les devoirs d’une mère de quatre enfants. Profondément chrétienne, elle s’implique dans des œuvres de bienfaisance.

Convaincue de la nécessité d’élever le niveau culturel des femmes de son milieu, et soutenue par l’Université de Louvain qui lui fournit l’essentiel de ses professeurs, elle créé un établissement supérieur d’éducation. Il s’ouvre à Bruxelles en octobre 1919 au n° 11 de la rue d’Arlon, sous le nom d’Ecole Supérieure de Jeunes Filles. On y dispense des cours de culture générale qui vont de la théologie au droit en passant par les sciences naturelles. L’établissement qui s’adresse aux cercles étroits de l’aristocratie et de la haute bourgeoisie et compte parmi ses élèves le princesse Marie-Josée, fille du Roi Albert Ier et future reine d’Italie, n’a que peu de succès. L’étudiante reçoit un diplôme de licenciée, sans perspectives, cependant, si ce n’est le mariage. Les inscriptions ne dépassent pas deux cents élèves en 1926, une bonne centaine dans les années 1930, car les mentalités changent et les jeunes-filles, y compris celles des milieux privilégiés, préfèrent obtenir un diplôme offrant des débouchés professionnels. A son décès, sa fille Simone quitte le Carmel de Bruges pour prendre la direction de l’institution. Progressivement, elle la restructure.

En 1946, elle instaure un cours qui permet d’obtenir un diplôme d’assistante en psychologie en trois ans et en 1955, ouvre une section de traductrices/interprètes faisant ainsi de l’Institut libre Marie Haps  la plus ancienne école pour traducteurs et interprètes du pays. En 1959, la section logopédie est créée. C'est cette section qui accueillera en 1991 Mathilde d'Udekem d'Acoz, future reine de Belgique. Simone Haps assumera la direction jusqu’en 1961. A la rentrée scolaire 1963-1964, l’école introduit la mixité.

Source : Des femmes dans l'Histoire en Belgique depuis 1830, Suzanne Van Rokeghem, Jacqueline Aubenas Suzanne Van Rokeghem, Jeanne Vercheral-Vervoort, Jacqueline Aubenas (Luc Pire-éditions).

En octobre 1969, les premiers cours d’un enseignement en audio-acoustique ont été dispensés à l’école de santé publique à Woluwé. Cet enseignement deviendra le Bachelier en audiologie qui est aujourd'hui le seul de la Communauté française de Belgique.

Depuis la rentrée 2012-2013, Marie Haps, en co-organisation avec le Parnasse-ISEI, propose également un Bachelier en psychomotricité, pour la première fois en Communauté française de Belgique.

En septembre 2015, les études de Traduction/Interprétation ont été intégrées aux Universités Saint-Louis et catholique de Louvain.

 
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