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Vos questions - Nos réponses

1. Que veut dire "Imagerie médicale" ?

Réponse :
L'Imagerie médicale est la discipline médicale qui a comme but de réaliser des images du corps humain. Autrefois, on parlait de "Radiologie", mais ce mot faisait référence aux radiations (les rayons X) qui étaient les seuls à pouvoir obtenir de telles images. Depuis la seconde moitié du XXè siècle, d'autres techniques sont apparues comme les ultrasons (échographie), ou les champs magnétiques (IRM). Aujourd'hui, pour désigner toutes ces techniques, on ne parle plus de radiologie, mais plutôt d'Imagerie Médicale.


2. Quel est le nom exact de la profession à laquelle mène la formation en Imagerie médicale suivie à l'IPL ?

Réponse :
Le titre professionnel exact est : "Technologue en Imagerie médicale".


3. Quelle est la différence entre un technologue en Imagerie médicale et un radiologue ?

Réponse :
Un radiologue est un médecin qui s'est spécialisé en radiologie. Il a donc fait 12 ans d'études universitaires. Le technologue en Imagerie médicale fait partie des professions paramédicales. Il a suivi une formation supérieure de 3 ans en Haute Ecole, pour obtenir un bachelier.

4. Le titre de "Technologue en Imagerie médicale" est-il officiel et légal ?

Réponse :
Oui, c'est l'A.R. du 28 février 1997, paru au Moniteur Belge du 7 juin 1997 qui fixe le statut et le titre de la profession.
Elle fait partie des 12 professions paramédicales reconnues par la Loi Belge. Des informations complémentaires peuvent être obtenues sur le site du Gouvernement Fédéral :


5. Quelles sont les particularités de la profession de technologue en Imagerie médicale et faut-il posséder des qualités précises pour l'exercer ?

Réponse :
Cette profession offre le grand avantage d'être composée de deux pôles, apparemment contraires, mais pourtant tout à fait complémentaires : le pôle technique et le pôle relationnel.
La partie plus technique s'explique par la manipulation d'appareillages de pointe dans le cadre de procédures rigoureuses au sein du milieu médical; elle nécessitera donc, de la part du technologue, un intérêt certain pour les sciences au sens large : physique, informatique, anatomie, biologie, pathologie, ...
La partie plus relationnelle s'explique par la nécessité de prendre en charge les patients de manière humaine et respectueuse; elle nécessitera donc une propension pour les sciences humaines : psychologie, communication, déontologie, éthique.

6. Est-ce que la formation en Imagerie médicale donne facilement accès à des débouchés professionnels ?

Réponse :
OUI ! Car lIimagerie médicale est la discipline médicale qui a le plus évolué durant les 30 dernières années, et cela grâce aux progrès de l'informatique. Les appareillages sont de plus en plus performants et aucun médecin ne peut plus se passer de l'apport précieux de l'imagerie. Les postes de technologue sont en constante augmentation, à tel point qu'il y a aujourd'hui un cruel manque de personnel qualifié dans les services d'imagerie médicale. Cette situation est d'ailleurs identique pour de nombreux pays européens...
Régulièrement, nous recevons à l'IPL de nombreuses offres d'emploi. L'embauche, à la sortie de l'école est de 100 %.

7. En quoi consiste exactement la fonction de technologue en Imagerie médicale

Réponse :
De manière générale, le technologue prend en charge le patient du début à la fin de l'examen. Il accueille le patient, lui explique le déroulement de l'examen et lui pose toutes les questions nécessaires. Ensuite, il place le patient sur la machine, le prépare correctement et réalise les images. Enfin, le technologue prépare les images pour les soumettre au radiologue.
Pour certains examens plus spécialisés, le technologue aide le radiologue qui réalise lui-même l'examen.

8. La profession de technologue en Imagerie médicale n’est-elle pas routinière ?

Réponse :
Une certaine « routine » peut se retrouver dans toutes les professions !
Bien sûr, certains examens simples sont répétitifs. Cependant, deux éléments permettent d'éviter une certaine "monotonie" : d'abord l'état de santé des différents patients qui varie très fortement de l'un à l'autre et qui nécessite l'adaptation, au cas par cas, des procédures d'examens. Ensuite, l'évolution constante des appareillages, qui nécessite une remise en question régulière des procédures d'examens.

9. Ce métier est-il celui d’un « presse bouton » ? Y a-t-il une satisfaction intellectuelle, une responsabilité, une certaine autonomie ?

Réponse :
L'Imagerie médicale a fortement évolué particulièrement ces dernières années. Les examens sont plus spécialisés et les appareillages sont plus complexes. Cela exige de plus grandes compétences et une plus grande autonomie de la part du technologue. D'autre part, la réduction progressive du nombre de radiologues place les paramédicaux devant de plus larges responsabilités.
La profession a donc changé. On demande aujourd'hui au professionnel un travail plus " intelligent ", ce qui veut dire que le technologue est responsable des résultats qu'il obtient et c'est à lui de gérer les éventuels problèmes qui se posent, de proposer ou de trouver une solution. C'est pourquoi la formation qu'il reçoit à l'IPL est aussi exigeante.

10. Je désire faire de la recherche dans le domaine scientifique. Le bachelier en Imagerie médicale m'y préparera-t-il ?

Réponse :
La formation scientifique de ces études est solide et peut préparer à des travaux de recherche. Vous aurez peut-être l’occasion de faire partie d’une équipe qui fait de la recherche comme le font plusieurs étudiants dans le cadre de leur travail de fin d'études où ils participent par exemple à des programmes qui visent à améliorer l'utilisation de certaines techniques, à réduire la dose de rayonnement administrée aux patients, à modifier des procédures d'examens pour les rendre plus performants ...

11. Il y a beaucoup de physique en première année. Pourquoi autant pour se spécialiser en Imagerie médicale ?

Réponse :
Il y a plusieurs façons d'obtenir l'image médicale de l'intérieur du corps humain. Les 4 principales sont les suivantes :
  • Le corps est traversé par des rayons X, captés par un détecteur (radiodiagnostic)
  • Un produit radioactif est injecté dans le corps et les rayons gamma émis par ce produit sont détectés (Médecine Nucléaire)
  • Des ondes ultrasonores sont réfléchies par les organes et détectées (Echographie et Doppler)
  • Des champs électromagnétiques agissent sur les noyaux d'hydrogènes contenus dans les molécules d'eau du corps et les signaux émis par ces hydrogènes sont détectés (IRM).
La physique est à la base de la compréhension des appareillages d'imagerie et de la formation des images. Un des rôles du professionnel technologue en imagerie médicale est de fournir une image de qualité au radiologue qui devra interpréter les résultats. Il doit donc bien comprendre l'appareillage, la détection des signaux et la formation d'images pour régler les paramètres de façon optimale.
Une autre chose très importante est que les rayons X et gamma mal utilisés peuvent être dangereux pour le patient et pour le personnel médical. Leur utilisation en toute sécurité nécessite une connaissance approfondie de leurs caractéristiques et de leur détection.

12. Je n’aime pas les maths et je vois qu’il y en a beaucoup en première année du baccalauréat en Imagerie médicale?

Réponse :
On aborde à l'IPL le programme de  mathématiques avec l'idée qu'elles sont un « outil nécessaire » pour progresser en sciences. Des applications de physique ou de chimie sont donc régulièrement proposées pour illustrer les concepts et les notions mathématiques très abstraites évitées. Le programme correspond à celui d'un enseignement de 4 à 6h de math en humanité. Si l'étudiant a ce niveau de formation, un travail régulier lui  permettra de réussir l'examen sans problème. S'il a suivi un programme de mathématique plus faible, non pas parce qu'il était très faible en math, mais  parce qu'il souhaitait parfaire sa formation en langue ou en latin par exemple, il faudra sans doute un travail plus rigoureux mais le programme reste cependant très accessible. Si par contre il a suivi un programme de mathématique plus faible, parce qu'il avait déjà des problèmes en math, le défi s'annonce plus difficile et un entretien avec un professeur pourrait l'aider à s'orienter.

13. Je n’aime pas les statistiques et je vois qu’il y en a en première année du baccalauréat en Imagerie médicale. Pourquoi ?

Réponse :
3 aspects sont abordés au cours de statistique et nous allons essayer de montrer en quoi ils sont intéressants pour le professionnel technologue en Imagerie médicale :
  • La statistique descriptive : L'objectif est d'apprendre à présenter des résultats. La sophistication des appareils d'imagerie et les performances de l'informatique font qu'un très grand nombre de données, d'images sont disponibles après un examen. Il faut déterminer l'information pertinente et la présenter correctement.
  • La probabilité et la probabilité conditionnelle : L'objectif est d'apprendre à être critique par rapport à l'image. Un appareil d'imagerie vous donne une image en général fiable avec une grande probabilité mais aucun n'est réellement fiable à 100%. L'image peut révéler un problème de santé alors qu'il n'y en a pas ou l'inverse. En statistique on parle de sensibilité et de spécificité des tests d'imagerie. La compréhension de ces notions est fondamentale.
  • Les intervalles de confiance et les tests d'hypothèse : L'objectif est de déterminer le niveau de confiance que l'on peut avoir dans une mesure. En tant que technologue vous devrez participer par exemple aux mesures du contrôle de qualité de l'appareil, aux mesures des doses de rayonnement délivrées aux patients et devrez être capable d'interpréter les résultats.
Mais les statistiques ne sont absolument pas abordées de façon abstraite. Il n'y a pas de démonstration ou de formule compliquée à retenir. Les exercices traités sont issus du monde médical et les situations analysées bien concrètes.

14. Quelles études secondaires faut-il avoir faites pour réussir à l’IPL ?

Réponse :
Les études secondaires qui apprennent à « apprendre » et qui donnent non seulement une tête bien pleine mais aussi bien faite permettent l'accès à un baccalauréat. Ceci inclut des humanités générales ou techniques. Il n'est pas nécessaire d'y avoir acquis beaucoup de connaissances scientifiques car très vite le bagage connu sera dépassé. Il faut alors du travail, de l'exigence personnelle et de la rigueur. Tout est une question de motivation et de priorité.

15. Je n’ai pas fait d’anglais en secondaire. Est-ce grave, vu qu’il y a des cours dans cette discipline dans le programme du bachelier en Imagerie médicale?

Réponse :
Non, ce n'est pas grave et avec un peu de bonne volonté, vous parviendrez à atteindre les objectifs fixés pour le cours d'anglais. Des outils seront mis à votre disposition à l'institut pour cela. Outre les cours, vous disposerez en accès libre d'un laboratoire de langue.
Les objectifs sont progressifs au cours des années. En première, vous devrez surtout acquérir le vocabulaire scientifique propre à l'Imagerie médicale. En 2ème année, le but sera de lire et comprendre l'essentiel d'un texte scientifique en anglais relatif par exemple à des examens d'Imagerie médicale et en 3ème année vous devrez être capable de suivre un exposé scientifique en anglais.
L'apprentissage est donc dirigé vers ces objectifs et est nécessaire à tout scientifique qui souhaite poursuivre sa carrière et évoluer dans les disciplines de l'Imagerie médicale étant donné que l'anglais est la langue universelle utilisée dans le domaine scientifique.

16. Et si je veux continuer des études après le bachelier en Imagerie médicale?

Réponse :
C'est tout à fait possible. Il existe plusieurs « passerelles » vers des études de 2ème cycle universitaire telles que la maîtrise en sciences biomédicales, la maîtrise  en sciences hospitalières, en sciences de la santé publique ou en sciences du travail ou la maîtrise en criminologie. Cependant, l'accès à ces masters peut être conditionné par la réussite d'une année préparatoire. Des discussions sont actuellement en cours avec l'université pour définir exactement les conditions d'accès à ces passerelles.

17. J’ai raté ma première année de bachelier à l’université. Je m’oriente vers un bachelier en Haute Ecole. Est-ce plus facile ?

Réponse :
On ne peut pas vraiment classer les formations sur une échelle de difficultés. C'est plutôt la façon d'aborder les choses qui est assez différente.
La formation théorique à l'institut Paul Lambin est sérieuse mais la théorie est très largement  illustrée par des travaux pratiques et des exercices où les étudiants ont l'occasion de travailler en petits groupes ou de façon individuelle, supervisés par un professeur. Le « staff » professoral est très disponible et peut être consulté très facilement. Ce sont les mêmes professeurs qui souvent donnent les notions théoriques et qui sont présents aux exercices et travaux pratiques. De la sorte, l'étudiant est plus encadré et sa démarche et l'apprentissage sont rendus plus facile.
Une autre façon d'expliquer les choses serait de dire que l'on part du concret pour aborder ensuite l'abstrait. C'est ainsi par exemple que très tôt, dès la première année, en stage, l'étudiant sera confronté à l'expérience des services d'imagerie médicale. Cette expérience sera l'occasion de comprendre l'utilité des notions théoriques abordées ensuite, d'approfondir des notions, de se rendre compte qu'il est important d'acquérir un bagage théorique solide si on souhaite plus tard progresser dans sa vie professionnelle. A l'université la démarche est inverse. Les notions théoriques abstraites sont quasi exclusivement enseignées dans les premières années et les applications concrètes sont perçues vers la fin de la formation.

18. J’ai réussi un premier bachelier en sciences biomédicales, (en médecine, en pharmacie, en dentisterie) à l’université et je pense passer en bachelieer en Imagerie médicale. Est-ce possible en valorisant cette année ?

Réponse :
Bien sûr, l'accès en 2ème année est possible. 
Il existera peut-être des examens complémentaires à présenter. Cela dépend du parcours préalable de l'étudiant. Un professeur à l'IPL étudiera son « dossier » pour renseigner l'étudiant sur les matières qu'il aura à assimiler.

19. Pourquoi l’IPL ?

Réponse :
La formation est de qualité,  reconnue et appréciée par le milieu professionnel. Nous travaillons tous à l'institut pour que l'ambiance de travail soit agréable et sereine. Un de nos atouts majeurs est également le lien étroit qui existe entre l'IPL et l'Université d'une part et   entre l'IPL et les Cliniques Universitaires St Luc, toutes proches de nos locaux d'autre part. Les étudiants bénéficient ainsi sur le plan théorique des compétences pointues de professeurs d'université (surtout en dernière année),  sur le plan pratique de l'expérience de nombreux radiologues qui donnent les cours spécialisés (surtout en deuxième et troisième années) et sur  le plan de l'équipement du matériel de pointe des services d'imagerie des Cliniques.
De plus, la situation de l'IPL sur un site universitaire, un lieu où se trouvent également de nombreux autres instituts d ‘études supérieures,  permet à ses étudiants de nombreux échanges et la participation à toutes les activités estudiantines.

20. Je n’habite pas Bruxelles. Que puis-je faire ?

Réponse :
Soit vous habitez dans la périphérie et l'accès à l'IPL est aisé puisqu'il y a sur le site une station de métro (Alma) reliée à la gare centrale ou à Schuman.
Soit vous habitez en province et vous désirez avoir un logement  à proximité du lieu de vos études pendant la semaine. Dans ce cas, il existe une liste de logements (studios, chambres, chambres chez l'habitant) que vous pouvez vous procurer sur simple demande au secrétariat de l'IPL.

21. Avec ma formation de technologue en Imagerie médicale, vais-je pouvoir réparer les machines

Réponse :
Non ! Même si la formation en sciences est poussée, elle n'est pas orientée vers la maintenance des appareillages. Pour cela il est préférable de s'orienter vers des études d'ingénieur ou des études d'électronique médicale.
 
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